La Peugeot 107 a beau avoir quitté les concessions depuis plusieurs années, elle continue de jouer les prolongations sur le marché de l’occasion. Petite, légère et plutôt futée en ville, elle reste recherchée par les conducteurs qui veulent une voiture simple sans transformer leur budget en puzzle impossible à résoudre.
Mais une question revient souvent : quel était le prix neuf de la Peugeot 107, quels équipements proposait-elle et est-il encore pertinent de l’acheter aujourd’hui ? Spoiler : vous ne trouverez plus de 107 neuve au catalogue Peugeot. En revanche, son rapport encombrement/prix peut encore faire mouche, à condition de savoir où mettre les roues.
La Peugeot 107 n’est plus vendue neuve
Commençons par le point essentiel : la Peugeot 107 a été commercialisée entre 2005 et 2014. Elle a ensuite été remplacée par la Peugeot 108, elle-même retirée du catalogue quelques années plus tard. Il est donc impossible d’acheter une 107 neuve auprès du réseau Peugeot aujourd’hui.
Les annonces affichant la mention « neuve » ou « 0 km » doivent être examinées avec prudence. Il peut s’agir d’un ancien stock jamais immatriculé, d’un véhicule importé, d’une voiture destinée à l’export ou, plus rarement, d’une annonce mal renseignée. Une véritable 107 neuve serait désormais une curiosité automobile, un peu comme retrouver une cassette VHS encore emballée dans un vide-grenier.
Pour connaître son tarif neuf, il faut donc se replonger dans les anciens catalogues et grilles tarifaires Peugeot. Les montants variaient selon l’année, la carrosserie, le moteur et la finition.
Quel était le prix neuf de la Peugeot 107 ?
À son lancement, la Peugeot 107 se positionnait parmi les citadines les plus accessibles du marché. Son prix neuf débutait aux alentours de 8 500 à 9 000 euros selon la version et la période. Au fil des années, les tarifs ont augmenté avec l’évolution des normes, des équipements et des finitions.
Sur les derniers millésimes, le prix catalogue se situait généralement autour de :
- 10 000 à 10 800 euros pour une version d’entrée de gamme en carrosserie trois portes ;
- 10 500 à 11 500 euros pour une version cinq portes ;
- 11 500 à 13 000 euros pour une finition mieux équipée ou dotée de la boîte robotisée.
Ces chiffres restent indicatifs. Les tarifs Peugeot ont évolué selon les années, les séries spéciales, les promotions et les éventuelles aides commerciales. La finition, la motorisation et le nombre de portes pouvaient aussi faire varier sensiblement la facture.
À l’époque, la 107 était notamment opposée à la Citroën C1 et à la Toyota Aygo. Les trois modèles partageaient une base technique commune, produite dans l’usine de Kolín, en République tchèque. Même mécanique, même philosophie : réduire le poids, limiter les coûts et se faufiler en ville comme une souris dans un garage encombré.
Les principales versions de la Peugeot 107
La gamme a évolué durant ses neuf années de carrière, mais l’offre restait relativement simple. C’est d’ailleurs l’un de ses atouts : pas besoin de passer trois soirées à comparer des niveaux de finition aux noms de parfum.
La version trois portes
La Peugeot 107 trois portes était la plus abordable. Elle visait principalement les conducteurs urbains, les jeunes permis et les acheteurs à la recherche d’un véhicule économique.
Son accès aux places arrière était moins pratique, mais ses portes avant plus longues facilitaient l’installation à bord. En ville, son faible gabarit faisait merveille. Avec environ 3,43 mètres de long, elle se glissait dans des places où une 308 aurait préféré demander un rendez-vous à la mairie.
La version cinq portes
La déclinaison cinq portes coûtait généralement quelques centaines d’euros supplémentaires. Elle se révélait nettement plus pratique pour transporter des passagers à l’arrière, installer un enfant ou charger des sacs de courses.
Pour une utilisation quotidienne, cette carrosserie est souvent le meilleur choix sur le marché de l’occasion. La différence de prix à l’achat reste raisonnable, tandis que la facilité d’accès peut faire une vraie différence au bout de quelques mois.
Les séries spéciales
Peugeot a proposé plusieurs séries spéciales au cours de la carrière de la 107. Elles pouvaient recevoir une peinture spécifique, des enjoliveurs ou jantes particulières, une sellerie différente, la climatisation ou quelques équipements supplémentaires.
Attention toutefois : une série spéciale n’est pas automatiquement une bonne affaire. Il faut comparer son équipement réel, son kilométrage et son état avec ceux d’une finition classique. Un autocollant coloré ne remplace pas un entretien suivi.
Quels équipements trouvait-on à bord ?
La Peugeot 107 était conçue pour rester abordable. Il ne faut donc pas attendre le confort technologique d’une citadine moderne. Pas d’écran géant, pas de conduite semi-autonome et certainement pas de recharge sans fil pour smartphone. En revanche, l’essentiel était présent, surtout dans les finitions intermédiaires et hautes.
Selon la version et l’année, on pouvait retrouver :
- la direction assistée électrique ;
- l’ABS et l’aide au freinage d’urgence ;
- des airbags frontaux et latéraux ;
- la fermeture centralisée ;
- les vitres avant électriques ;
- la climatisation manuelle ;
- un autoradio CD ou un système compatible avec les appareils nomades ;
- des commandes au volant sur certaines versions ;
- des jantes en alliage ou des enjoliveurs spécifiques ;
- un compte-tours, parfois proposé en option ou selon la finition.
Les premières versions d’entrée de gamme pouvaient être particulièrement dépouillées. Il faut donc vérifier la présence de la climatisation, surtout si vous habitez dans une région où l’été transforme l’habitacle en four miniature.
Le moteur essence 1.0 : petit mais vaillant
La motorisation la plus courante est le trois cylindres essence 1.0 litre, développant environ 68 chevaux au début de sa carrière puis 72 chevaux sur les versions les plus récentes. Il s’agit d’un moteur léger, simple et généralement économique à l’usage.
En ville, il se montre parfaitement à son aise. La 107 est vive au démarrage et facile à garer. Sur route départementale, elle reste correcte tant que l’on ne lui demande pas de jouer les GTI. Sur autoroute, son poids réduit et son insonorisation limitée rappellent rapidement que vous êtes au volant d’une petite citadine.
La consommation réelle tourne souvent autour de 5 à 6 litres aux 100 kilomètres, selon le style de conduite, l’état mécanique et le parcours. Avec une conduite souple, les trajets urbains et périurbains restent raisonnables pour le portefeuille.
Une version diesel 1.4 HDi a également existé, principalement au début de la commercialisation. Elle est aujourd’hui moins intéressante. Son agrément est limité, son entretien peut coûter plus cher et les restrictions de circulation pénalisent les vieux diesels dans plusieurs zones urbaines. Pour une 107, l’essence est généralement le choix le plus logique.
Boîte manuelle ou boîte 2-Tronic ?
La boîte manuelle à cinq rapports est la solution la plus recommandable. Elle est simple, agréable à utiliser et moins risquée sur le plan financier.
La boîte robotisée 2-Tronic peut séduire par son absence de pédale d’embrayage. Toutefois, son fonctionnement est assez lent et parfois hésitant. Elle donne souvent l’impression de réfléchir longuement avant de choisir un rapport, comme un conducteur qui découvre une sortie de rond-point au dernier moment.
Avant d’acheter une 107 équipée de cette transmission, il faut contrôler les à-coups, les bruits et le comportement au démarrage. Une boîte robotisée mal entretenue peut rapidement transformer une petite économie en facture salée.
Quel prix pour une Peugeot 107 d’occasion ?
Le marché de l’occasion est très variable. Le prix dépend surtout du kilométrage, de l’année, de la carrosserie, de l’entretien et de la présence de défauts connus.
À titre indicatif, on peut observer les fourchettes suivantes :
- 2 000 à 3 000 euros pour un exemplaire ancien, fortement kilométré ou nécessitant des travaux ;
- 3 000 à 4 500 euros pour une 107 correctement entretenue avec un kilométrage moyen ;
- 4 500 à 6 000 euros pour une version récente, propre et affichant un kilométrage raisonnable ;
- au-delà de 6 000 euros, il faut exiger un état irréprochable, un historique limpide et un équipement intéressant.
Les prix peuvent être plus élevés chez un professionnel, mais vous bénéficiez alors parfois d’une garantie et d’un contrôle plus encadré. Entre particuliers, la facture est souvent plus légère, mais l’acheteur doit être beaucoup plus vigilant.
Les points à vérifier avant l’achat
Une Peugeot 107 bien suivie peut encore rendre de fiers services. Mais son âge impose une inspection attentive. Le faible prix d’achat ne doit pas faire oublier les dépenses qui peuvent suivre.
- Embrayage : vérifiez qu’il ne patine pas et que la pédale ne présente pas un comportement anormal.
- Distribution : consultez les factures et contrôlez le respect des préconisations du constructeur.
- Freins : disques, plaquettes et tambours arrière peuvent nécessiter une remise à niveau.
- Suspensions : écoutez les claquements sur les ralentisseurs et les routes dégradées.
- Échappement : les bruits métalliques peuvent signaler une ligne fatiguée.
- Embrayage de la boîte 2-Tronic : indispensable à contrôler sur les modèles robotisés.
- Carrosserie : examinez les traces de choc, les différences de teinte et les défauts d’alignement.
- Électricité : testez les vitres, la climatisation, l’autoradio, les feux et les témoins du tableau de bord.
- Pneus : une usure irrégulière peut révéler un problème de géométrie ou de suspension.
Demandez toujours le rapport du contrôle technique, les factures d’entretien et le certificat de situation administrative. Un essai à froid est préférable : un moteur déjà chaud peut masquer un démarrage difficile ou un bruit suspect.
La Peugeot 107 est-elle encore un bon achat ?
Oui, dans certains cas. Elle reste pertinente pour un usage urbain, les petits trajets quotidiens, un jeune conducteur ou un second véhicule familial. Sa mécanique essence est relativement simple, ses coûts d’assurance restent contenus et son gabarit est idéal en ville.
Elle est moins adaptée aux longs trajets autoroutiers réguliers, aux familles avec plusieurs enfants ou aux conducteurs qui recherchent un haut niveau de confort et de sécurité moderne. Il faut également composer avec un coffre réduit, surtout lorsque les places arrière sont utilisées.
Face à elle, une Toyota Aygo ou une Citroën C1 de génération équivalente constitue une alternative très proche. Une Peugeot 108 plus récente peut offrir davantage de confort, mais son prix d’occasion est généralement plus élevé. Une Renault Twingo ou une Fiat Panda peut aussi entrer dans la course, selon l’usage et l’état des véhicules disponibles.
Nos conseils pour acheter au meilleur prix
Ne vous focalisez pas uniquement sur le tarif affiché. Une 107 à 2 500 euros avec 220 000 kilomètres et plusieurs travaux en attente peut coûter plus cher, à moyen terme, qu’un modèle à 4 500 euros parfaitement suivi.
Avant de signer, comparez plusieurs annonces en tenant compte de :
- l’année et le kilométrage ;
- la finition et les équipements ;
- le nombre de propriétaires ;
- la régularité des révisions ;
- le dernier contrôle technique ;
- la présence de pneus et freins récents ;
- la zone géographique et les restrictions de circulation.
Prévoyez également une enveloppe de sécurité d’au moins quelques centaines d’euros après l’achat. Sur une voiture de plus de dix ans, une batterie, deux pneus ou une révision peuvent rapidement s’inviter à la fête.
La Peugeot 107 n’a plus de prix neuf officiel, mais elle conserve un intérêt réel en seconde main. Son ancienne tarification, située globalement entre 9 000 et 13 000 euros selon les versions et les années, explique en partie son succès : elle a été pensée pour rester accessible et économique.
Aujourd’hui, le bon choix consiste à privilégier un exemplaire essence, équipé d’une boîte manuelle, avec un historique transparent et un contrôle technique cohérent. Une 107 saine ne promet pas le grand frisson sur autoroute, mais elle sait faire l’essentiel : démarrer tous les matins, se garer facilement et éviter de transformer chaque plein en opération bancaire.
